Une prostate en santé

La prostate est une petite glande en forme d’anneau, qui entoure l’urètre, le canal qui permet l’évacuation de l’urine à partir de la vessie. Pendant toute la période sexuelle active, cet organe produit un liquide important permettant aux spermatozoïdes de se déplacer plus facilement. Avec le temps, différents problèmes peuvent affecter la prostate, surtout après les changements hormonaux de la cinquantaine. Il peut s’agir d’inflammation, d’infection aiguë ou modérée, d’hypertrophie bénigne ou de cancer.

Étant donné son emplacement et sa forme, il en découle des symptômes désagréables et des répercussions possibles au niveau de la vessie et des reins. Puisque le cancer de la prostate est la deuxième cause de mortalité par cancer chez les hommes, il est de loin préférable d’en prendre soin au quotidien. Pour vous messieurs, une prostate en santé est un bon facteur de confort et de joie de vivre toute votre vie !

D’abord les symptômes d’une prostate en souffrance: besoin d’uriner fréquemment, écoulement lent, difficulté à uriner ou à vider la vessie, réveil plus fréquent la nuit, douleur ou brûlure à la miction ou après l’éjaculation, douleur au bas du dos. En cas d’infection, il peut même apparaître du sang ou pus dans les urines.

Quelles en sont les causes ?

La prostatite est une inflammation, qui peut être due à une infection bactérienne aiguë (intense) ou chronique, ou sans infection. En cas d’infection, le gonflement de la glande peut causer une accumulation d’urine qui peut distendre et irriter la vessie, refouler l’urine vers les reins et y causer une surpression dangereuse. Les risques d’infection à la vessie et aux reins sont alors importants.

Lorsqu’il n’y a pas d’infection, une accumulation chronique de toxines et de substances irritantes dans cette région pourrait aussi provoquer de l’inflammation. Une urine chargée, concentrée de façon chronique est à éviter. Il est donc important de boire beaucoup d’eau de qualité (de source, par osmose inverse ou déminéralisée); dans les 2 derniers cas, n’oubliez pas d’inclure des électrolytes ou des plantes reminéralisantes dans votre programme de soins. Éviter ou réduire le plus possible les boissons irritantes: café, thé noir, bière, boissons gazeuses, énergisantes ou alcoolisées. De plus, penser à boire un verre d’eau par consommation pour contrer l’effet de déshydratation de l’alcool.

Du côté alimentation, réduire le sel blanc, le sucre raffiné et les produits qui en contiennent. Faire attention aux aliments industriels, chargés en sel ou en sucre, contenant des ingrédients raffinés, modifiés ou des additifs alimentaires. Éviter les fritures et les gras saturés et réduire considérablement la consommation de viandes et volailles, particulièrement la viande rouge.

Les bons gras sont très importants. Ajouter au menu: noix et graines, huile d’olive et des huiles de première pression à froid sources d’oméga-3 : canola, chanvre, lin, chia et argan, Les graines de lin moulues, chanvre et chia peuvent facilement être ajoutées aux repas. Ces bons gras ont des effets anti-inflammatoires. Parallèlement, diminuer les gras qui augmentent l’inflammation (oméga-6 et gras saturés): gras animaux, saindoux, graisses végétales, gras trans, huile de palme modifiée ou non, etc.

Prendre bien garde au taux d’acidité. Un pH trop acide est très irritant pour les muqueuses et les glandes. Pour en savoir plus sur le pH et les moyens de le contrôler, consulter le document Comment rétablir un pH trop acide.

Au niveau hormonal, la baisse de testostérone associée à l’andropause cause un rapport plus élevé en estrogènes et en dihydro-testostérone. Ce déséquilibre hormonal augmente la croissance de nouvelles cellules, causant l’hypertrophie bénigne. Avec le temps, certaines cellules peuvent passer graduellement à un stade pré-cancéreux puis évoluer en tumeur maligne.

Les perturbateurs endocriniens sont des sources d’estrogènes et d’autres substances ayant un effet cumulatif sur l’équilibre hormonal. Au niveau alimentaire, ce sont principalement les produits laitiers (lait, yogourt, fromage, crème, crème glacée, beurre), ainsi que les viandes, volailles et charcuteries. L’utilisation de plastique est à réduire fortement car des substances ayant un impact au niveau hormonal sont dégagées à la longue ou par chauffage. Si possible éliminer les contenants de plastique en contact avec les aliments et boissons ou choisir des plastiques peu flexibles et inertes (sans bisphénol-A (BP-A). Éviter notamment de chauffer des liquides et aliments dans des contenants de plastique au four à micro-ondes.

Pour prévenir l’inflammation de la prostate, consommer beaucoup d’antioxydants, dans l’alimentation ou en suppléments. Dans votre assiette, glisser le plus de couleurs possible parmi les fruits et légumes chaque jour, donc 6-8 portions dont plus de 50% en crudités et salades. Il existe aussi de nombreux complexes antioxydants de qualité disponibles en supplémentation.

Une autre clef importante: diminuer la charge toxique du corps. Les toxines peuvent provenir de sources variées, le tabagisme étant une source importante. Pour démasquer et réduire les sources de toxines potentielles, lire le document S’intoxiquer peu à peu. Entreprendre régulièrement des cures de nettoyage globales pour garder le corps en santé. Pour en savoir plus, consulter le document Le grand nettoyage.

Une carence en zinc est fréquente et peut aggraver l’hypertrophie. Il est donc important d’augmenter l’apport en zinc dans l’alimentation ou en supplémentation. Les bienfaits sont souvent rapides lorsque la prostate est enflammée. Consommer de 2 à 4 c. à table de graines de citrouille, tournesol ou sésame (moulu) chaque jour, entières, moulues ou sous forme de beurre. En supplémentation, choisir une forme assimilable. Puisque l’alcool cause une carence en zinc, porter attention de ce côté. Idéalement, passer le test de carence en zinc au magasin pour déterminer vos besoins.

Des études ont démontré un lien entre la prostatite et un haut niveau de cholestérol sanguin. Il est donc important d’agir de ce côté en combinant l’exercice physique, la perte de poids si nécessaire et des changements alimentaires. Faites-vous bien conseiller en ce domaine.

Produits de santé naturels

Le palmier nain est un choix de première main en prévention ou lorsque les symptômes sont légers à modérés: Prostate 1 (Vogel). Le pygeum est intéressant. Pour la prostatite, Il existe des complexes performants conçus pour limiter l’inflammation et pour la bonne santé de la prostate: Prostate Protect (Health First) et Prostate Perform (New Roots) sont excellents.

Au volet antioxydants, les poudres PhytoBerry et VegeGreens (Progressive) sont délicieuses et très complètes. Parmi les vitamines les plus utiles notons les suivantes: A, C, E et sélénium; des complexes sont aussi disponibles comme Ester-ACES de Sisu. Parmi les autres choix, le lycopène de la tomate, bien ciblé pour la prostate, la quercétine, aux vertus anti-inflammatoire et anti-tumorales, la feuille d’olivier, anti-inflammatoire et antibiotique (Olibiotic d’Alterra), sans oublier le curcuma, un excellent anti-inflammatoire.

Concernant les suppléments de zinc : utiliser jusqu’à 50 mg par jour, en plus des graines (citrouille, tournesol ou sésame) dans l’alimentation. Choisir les formes assimilables: citrate, chélaté, glycinate ou mieux, le picolinate de zinc. Idéalement, repasser le test de zinc après 1-2 mois pour vérifier les besoins.

Pour contrer l’inflammation, le MSM est à considérer ainsi qu’un supplément d’huile oméga-3 de qualité. Parmi les huiles de poisson: OmegaGenics (Metagenics), Omega-3 (Land-Art) et Omega-First (Health First) sont de bons choix, exempts de polluants. Pour les végétariens, choisir le DHA d’algue ou huile d’Udo DHA (Flora).

Pour combler les besoins en minéraux importants pour le pH et supporter la prostate, envisager un apport de calcium et magnésium, sous forme assimilable (citrate par exemple). Certaines plantes peuvent être utiles, comme le varech ou la luzerne en comprimés, riches sources de minéraux. Les gouttes Concentrace (Trace Minerals) fournissent tout l’éventail des éléments minéraux.

Pour soutenir l’immunité et éviter les infections, choisir l’ail, la feuille d’olivier ou l’hydraste s’il y a début d’infection (pas plus de 10 jours à la fois pour l’hydraste). Utiliser également les plantes diurétiques et reminéralisantes en infusion: ortie, bardane, persil, pissenlit, barbes de maïs, queues de cerise, luzerne, bouleau, prêle.

Finalement, en prévention, le ginseng de type Panax favorise la santé de la prostate et la vitalité sexuelle. De son côté, le ginseng sibérien (ou éleuthérocoque) est un tonique des organes reproducteurs masculins. Attention: ne pas utiliser en cas d’hypoglycémie, de haute pression ou de problème cardiaque.

Important : ce document offre des informations et des pistes de santé intéressantes mais ne peut servir en aucun cas d’outil diagnostique. Pour toute condition préoccupante, en référer rapidement au médecin traitant pour un diagnostic et les soins appropriés à la sévérité du cas.