Pour vaincre la vaginite

La vaginite est une affection assez fréquente, plutôt désagréable et dont il est parfois difficile de se débarrasser.

Lorsque plusieurs facteurs sont impliqués, l’infection est plus tenace. La vaginite est intimement liée au terrain, donc à la santé globale de la femme, incluant le stress, l’état émotif, psychologique et l’alimentation. Il ne suffit donc pas de traiter la vaginite avec un gros canon, mais plutôt de rééquilibrer le plus possible tous les facteurs impliqués. Car il ne faut pas oublier que les vaginites apparaissent souvent à répétition… Le processus de traitement global est plus long, mais il en vaut la peine car il est aussi plus durable.

Deux types de micro-organismes peuvent être en cause: bactérie ou levure. Dans tous les cas, ces micro-organismes s’établissent suite à des déséquilibres:

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  • une perturbation de la flore, vaginale ou intestinale;
  • une immunité affaiblie;
  • un déséquilibre du pH (souvent acide);
  • de l’encrassage;
  • une fragilité des muqueuses;
  • changements hormonaux tels que grossesse et ménopause, ainsi que l’ovulation et les règles;
  • prise d’hormones ou de contraceptifs oraux, cortisone;
  • certaines maladies transmises sexuellement (ex: trichomoniase et gonorrhée).
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Dans le cas des vaginites à levure (ou à champignon), c’est Candida albicans qui est impliquée la plupart du temps (celle qui est en cause dans le cas du muguet). Cette levure se propage dans le corps en se nourrissant de glucose. Plus elle s’étend, plus l’individu affecté devient friand d’aliments sucrés ainsi que de toute source de féculents (pains, pâtes, pâtisseries, autres farineux tel que le riz blanc, pomme de terre, frites, chips, etc.). L’alcool et le café sont aussi impliqués. Ces cas sont particulièrement difficiles à traiter parce qu’ils nécessitent une cure anti-Candida très exigeante au niveau alimentaire, plusieurs produits naturels et un suivi professionnel. Cependant, un tel effort est nécessaire pour en venir à bout. Plus la levure s’étend, plus les efforts devront être intenses et longs. Si tel est votre cas, entamez le traitement le plus rapidement possible.

Les symptômes courants d’une vaginite sont les suivants, en ordre de gravité:

  1. Démangeaison ou irritation au niveau externe. Rougeur.
  2. Irritation lors des rapports sexuels.
  3. Sécrétions persistantes, de plus en plus odorantes, épaisses et colorées. Dans le cas de levures, sécrétion épaisse, blanchâtre,  granuleuse et à odeur de levure. Lors d’une MTS, l’odeur est forte et la coloration intense (jaune verdâtre par ex.)
  4. Enflure et inconfort à la marche ou en position assise prolongée.
  5. Sensation de brûlure, d’échauffement, qui rend tout le bas-ventre inconfortable.
  6. Fissures au niveau de la paroi vaginale et au niveau externe. Sécrétions teintées de sang.

 

Que faire ?

  1. Une bonne flore est primordiale. Saviez-vous que les bactéries peuvent migrer d’un organe à un autre ? D’où l’importance de posséder une bonne flore intestinale, solidement établie, diversifiée, équilibrée et prospère.
    1. Si la vaginite est survenue suite à un traitement antibiotique, ce qui est très courant dans le cas des vaginites bactériennes, prendre rapidement une formule probiotique de qualité, bien balancée pour recoloniser les intestins.
    2. Les prébiotiques sont un atout, car ils permettent aux bonnes bactéries de s’établir et de prospérer.
    3. Il existe des ovules vaginaux de bactéries probiotiques intéressantes pour recoloniser sainement le vagin (ex: Probaclac).
    4. Il y a aussi des probiotiques spécifiques au besoin de cet organe à prendre oralement (Flore suprême vaginal par ex.).
    5. Dans les cas chroniques de vaginite à levure, les ovules vaginaux de bactéries amies ne sont pas toujours efficaces. Il est alors possible d’utiliser oralement une levure bénéfique, telle que Saccharomyces cerevisiae ou des bactéries de type Acidophilus, en combinaison avec certaines douches vaginales (citées plus loin). Les ovules seront ensuite plus efficaces.
    6. Une gastro-entérite peut amener plus de risques de contamination; redoublez de prudence au niveau hygiène et n’oubliez pas de prendre des probiotiques, pour éviter ce genre de problème, dès les premiers symptômes de dérangement intestinal. Cliquez ici pour plus de détails.
    7. Une mauvaise flore intestinale peut être en cause; la prise de probiotiques est essentielle dans ce cas de façon prolongée. Les habitudes de vie et particulièrement l’alimentation doivent alors être révisées en profondeur.
    8. Pour en savoir plus sur l’intestin et la flore, cliquez ici.
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  3. Lorsque l’immunité globale est affaiblie, une mauvaise flore peut se développer. Il est donc important de fortifier le système immunitaire. Divers produits sont disponibles ; n’hésitez pas à consulter.
  4. Le pH est un facteur crucial. Trop souvent, un pH acide chronique fragilise la muqueuse en profondeur. Dans ce cas, les habitudes de vie doivent être révisées, dont l’alimentation, le sommeil, l’activité physique et la gestion du stress. Pour en savoir plus, cliquez ici.
  5. L’encrassage affaiblit les organes et nuit à l’immunité. Les toxines naturellement produites ou de source étrangère ne peuvent être éliminées correctement et stagnent, ce qui peut produire de l’inflammation facilement. La muqueuse devient vulnérable.
    1. Au niveau vaginal, les toxines peuvent provenir des produits utilisés dans cette région: crème, lubrifiant, gelée de pétrole, spermicide, contraceptifs, tampons, etc. Ne pas négliger ceux qui sont en contact avec la zone externe (savon, serviette hygiénique, parfum,  déodorant, talc, détergent à lessive, assouplisseur, etc.). L’effet cumulatif est non-négligeable.
    2. Il peut aussi se produire dans un organe mal drainé, où la circulation sanguine est entravée. C’est le cas avec des vêtements trop serrés. Pour améliorer la circulation dans cette région, adoptez des vêtements moins ajustés et des exercices pour le bassin et les hanches (danse, baladi, rotations), sans oublier les exercices du périnée. De plus, éviter de croiser les jambes.
    3. Des protège-dessous, serviettes ou tissus trop étanches peuvent empêcher la circulation de l’air. Choisir des petites culottes dont le gousset est fait de fibres naturelles. Il existe de plus des serviettes lavables en coton naturel.
    4. Parfois, le manque d’hygiène est en cause. Entre autres, changer fréquemment les tampons et serviettes souillées.
    5. L’encrassage provient souvent d’une mauvaise alimentation et d’intolérances alimentaires non-décelées. Il peut aussi y avoir des problèmes digestifs, des déficiences en enzymes ou des organes d’élimination déficients. Il est bon de consulter dans ces cas.
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  7. Une muqueuse fragile ouvre grand la porte à l’infection. Pour fortifier les muqueuses, il faut travailler sur plusieurs points:
    1. Les bons gras variés de première pression à froid, dont les suivantes: graines de lin moulues, chanvre, chia, savi et leurs huiles, noix et graines, saumon et truite de mer sauvages ainsi que les petits poissons gras (éperlan, maquereau, hareng, sardine, etc.). Les huiles d’onagre et de bourrache sont excellentes.
    2. Une bonne variété de minéraux alcalinisants et d’oligo-éléments sont nécessaires. Parmi ces derniers lezinc est très important pour l’immunité ainsi que pour réparer et fortifier les muqueuses. Il se retrouve particulièrement dans les graines de citrouille et de tournesol. Cependant, il est bon d’en prendre en supplément pendant une période dans les cas de vaginites chroniques.
    3. Certaines substances naturellement présentes dans les aliments sont importantes: les carences doivent parfois être comblées rapidement. Les suppléments de vitamine A, C et E, caroténoïdes, bioflavonoïdes, rutine et antioxydants sont alors utilisés. Une carence en vitamines B est un facteur de risque pour les vaginites. Dans le cas d’une levure, la biotine inhibe sa prolifération. La vitamine E est utile entre autres pour les débalancements hormonaux.
    4. Des douches trop intenses et fréquentes, surtout chaudes sont un facteur de risque.
    5. Les rapports sexuels intenses ou fréquents peuvent irriter la muqueuse. La modération est souhaitable. L’utilisation d’un gel de qualité peut aider, de même que l’huile d’onagre ou de bourrache. Le gel Sexy ganga, à base d’huile de chanvre est très intéressant car il nourrit très bien la muqueuse asséchée.
    6. Éviter si possible les tampons. Utiliser plutôt un réceptacle de caoutchouc naturel appelé Diva Cup.
    7. Le diabète peut être en cause car il affecte les petits vaisseaux sanguins et assèche les muqueuses.
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  9. La douche vaginale peut être très utile pour calmer les démangeaisons et l’irritation, ainsi que pour se débarrasser plus rapidement des toxines. Elle ne doit cependant pas être utilisée en-dehors des épisodes de vaginite.
    1. Plusieurs plantes peuvent être utiles, dont le gel d’aloès et les tisanes de calendula (souci officinal), noyer noir, camomille, ail, hydraste, pau d’arco, consoude, achillée, prêle, entre autres. L’extrait de pépins de pamplemousse est excellent.
    2. Le yogourt nature biologique peut être utilisé en externe et intravaginal.
    3. Pour les vaginites à levure, l’extrait de pépins de pamplemousse, le noyer noir, l’ail, la cannelle, l’échinacée et la racine de pissenlit  peuvent être utilisés oralement et en douche. Les ovules vaginaux à base d’huile essentielle de théier sont utiles.
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  11. Pour calmer les démangeaisons :
    1. En externe: l’aloès, les infusions de plantain, consoude et lavande ou les huiles d’onagre ou de bourrache.
    2. Intra-vaginal, suite à un débalancement hormonal: gel Sexy Ganga, huiles d’onagre ou de bourrache, crème d’igname sauvage.

 

Pour être bien supportée dans vos choix de traitement, n’hésitez pas à consulter un(e) thérapeute qualifié.